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Livreur Uber Eats en Australie : le témoignage de Stefano

par Mailoisinoz

Lorsqu’on part en PVT en Australie, on est amenés à trouver plusieurs petits jobs par-ci par-là afin de pouvoir gagner de l’argent. Même si les jobs en fermes sont les plus populaires chez les backpackers, il y a plusieurs types de jobs à pourvoir en Australie, dont certains plus particuliers que d’autres comme celui de livreur Uber Eats en Australie.

J’ai eu l’occasion d’échanger avec Stefano, qui a quitté la Belgique en 2016 pour se lancer dans un tour du monde. Afin de mettre des sous de côté pour poursuivre son périple, il s’est rendu à Sydney où il a décidé de travailler en tant que livreur Uber Eats en Australie. À travers cette interview, il nous partage son aventure. 

Sommaire

La recherche de travail en Australie

uber eats australie

Lorsque tu es arrivé à Sydney, tu t’es immédiatement mis en recherche de travail ? 

Exactement, je me suis mis à chercher du travail dès que je suis arrivé à Sydney. Cependant, je n’aime pas les jobs typiques, que tout le monde fait. En discutant avec un ami, j’ai appris qu’il travaillait pour Uber Eats en tant que livreur. À l’origine, je n’étais absolument pas attiré par ce genre de jobs. 

Et finalement, qu’est-ce qui t’as décidé à devenir livreur Uber Eats en Australie ? 

C’est un job qui est très facile d’accès au final. Comme je ne trouvais pas de travail et j’avais vraiment besoin d’argent, je me suis lancé. J’ai été briefé par un ami sur la démarche d’inscription et le matériel nécessaire. Pour être livreur, il suffit simplement de réaliser les démarches administratives auprès d’Uber Eats qui ouvrira ton compte en l’espace d’une semaine. Ensuite, il faut se procurer quelques outils de travail : 

  • Un vélo, tu peux choisir d’acheter ton propre vélo, ou d’en louer un pour environ 150 dollars australiens. Je crois qu’à présent, il est possible de livrer en scooter, mais pour pouvoir le faire, il faut que tu fasses une traduction NAATI de ton permis de conduire français. 
  • Un casque, obligatoire pour pouvoir livrer en Australie. 
  • Un sac Uber Eats pour récupérer les commandes. Il est disponible à la vente sur l’application, mais personnellement, je l’ai acheté via un groupe Facebook pour environ 40 dollars australiens. 
  • Un smartphone, pour te connecter à l’application et suivre le GPS. 
  • Une batterie externe, pour recharger ton téléphone.
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Le travail en tant que livreur Uber Eats en Australie

Comment s’est passé ton premier jour ?

Je n’ai pas eu d’entretien du tout en amont. J’ai commencé en allumant mon application « Uber driver » sur mon smartphone. Une fois activée, l’application te localise et t’envoie une notification de commande à retirer dans un restaurant à proximité. Tu as le choix d’accepter ou non la commande pour aller la livrer. Si tu acceptes, il faut que tu effectues deux validations. La première intervient lorsque tu récupères la commande, puis la seconde lorsque tu l’as livrée aux clients. Une fois les validations réalisées, tu touches directement ton argent. 

livraison uber eats

Les notifications de commandes sont envoyées à tous les livreurs ou uniquement ceux situés dans la zone du restaurant ? 

On n’est pas informés sur le fonctionnement de l’algorithme. De ce que j’ai entendu, l’algorithme essaye de distribuer les livraisons à part égale, ce qui équivaut à environ 4 livraisons par heure en moyenne. Toutefois, selon les heures de la journée, il y a des moments, où les gens commandent moins. Du coup, la répartition se fait en fonction du nombre de commandes et du nombre de chauffeurs en ligne. 

Ton application est activée en continue ? 

Non, il faut que tu l’actives de toi-même en mettant ton statut sur « disponible ». Une fois que c’est fait, tu es prêt à recevoir des commandes. 

Est-ce que c’est possible d’entamer les démarches pour être livreur Uber Eats en Australie pendant que tu es encore en France ? 

Malheureusement, tu ne pourras pas commencer à faire tes démarches en France, car pour travailler en Australie, il faut également un ABN (Australian Business Number). Il s’agit de l’équivalent du numéro de SIRET en France. Lorsque tu travailles chez Uber Eats, tu es considéré comme un auto-entrepreneur, et non un salarié. Tu peux réaliser ta demande en ligne, mais il est nécessaire que tu sois sur le sol australien pour le faire.  

livreur uber eats

Si tu reçois une notification d’un restaurant localisé super loin, est-ce que tu vas l’accepter ? 

Ça dépend de ta situation et ta motivation. Si cela fait plusieurs heures que tu attends une commande, même si le restaurant est loin, tu vas quand même la prendre. Après, lorsque tu connais les zones, tu sais plus facilement où tu pourras avoir le plus de commandes. 

Comment es-tu rémunéré ?

Tu es payé selon les kilomètres parcourus entre le restaurant où tu retires la commande et le domicile de ton client. Du coup, tu es payé à partir de 6$ la livraison, puis ce chiffre augmente selon la distance parcourue. Toutefois, selon la législation, si tu as une commande localisé à plus de 3km du restaurant, tu n’es pas obligé de parcourir cette distance pour livrer la commande, tu as même le droit de l’annuler. En revanche, plus tu fais de kilomètres, plus tu es payé. Il m’est arrivé de recevoir jusqu’à 15$ pour avoir parcouru plus de 3 kilomètres. Compte en moyenne un paiement entre 9 et 12 $ pour une livraison à plus de 3 kilomètres. 

En moyenne par heure, combien faisais-tu de livraisons et combien gagnais-tu ? 

Selon les périodes, il y a plus ou moins de livreurs, ce qui rend l’accès à la prise de commandes plus compliqué. Durant ces périodes, je tournais autour de 15-20$ de l’heure maximum. Par contre, les vendredis soir étaient les soirées les plus chargées et je pouvais facilement gagner entre 20-35$ de l’heure, voire plus. Lorsqu’il y a beaucoup de commandes pour un faible nombre de livreurs, Uber Eats met en place des bonus qui te permettent de gagner plus de sous sur tes courses. Sur ma plus grosse journée, j’ai réussi à gagner environ 320$. 

Et tu pouvais toucher immédiatement tes bonus ?

Non, malheureusement. Comme je travaillais en tant qu’auto-entrepreneur, je n’avais pas accès à la superannuation, il fallait faire quelques démarches pour pouvoir toucher mes bonus. C’est pourquoi travailler en tant que livreur Uber Eats en Australie est plutôt conseillé pour avoir un complément de revenus

Le ressenti en tant que livreur Uber Eats en Australie 

Est-ce que tu as éprouvé une certaine dépendance au travail à cause des bonus ? 

Effectivement. Lorsque j’ai commencé, je voulais juste réaliser quelques livraisons par-ci par-là afin de me faire un peu de sous, tout en continuant à chercher un autre job à côté. Au final, je n’avais même plus envie de chercher un autre taff. Grâce à Uber Eats, je pouvais gagner entre 800 et 1 000 dollars la semaine. C’était un concept sympa finalement, car je pouvais gérer mes horaires de travail comme je le voulais. Je me fixais un quota de 150-200 dollars et, une fois celui-ci atteint, je terminais ma journée. 

En termes de conditions physiques, comment ça se passait pour toi ? 

Pour être honnête avec toi, j’ai eu la chance de ne pas avoir d’accidents extrêmement graves. La seule fois où j’ai eu un accident, j’en ai informé Uber Eats qui m’ont envoyé un formulaire à compléter pour être pris en charge par leur assurance. J’ai eu la chance d’avoir cette bonne prise en charge de leur part, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Il y a également des situations où ils ne sont pas très pros. Lorsqu’il pleut, étant donné que les livreurs courent plus de risques, la plupart ne travaillent pas. Toutefois, à cause du temps, les clients préfèrent commander plutôt qu’aller au restaurant. Du coup, Uber Eats propose plus de bonus afin d’inciter les livreurs à travailler, et ce, malgré les risques. 

Et pour les conditions matérielles, ton vélo a-t-il été pris en charge par Uber Eats pour la réparation ?

Malheureusement, non. Je n’ai pas économisé assez pour m’acheter un vélo du coup, je faisais de la location chez Zoomo. Je ne sais plus combien je payais, mais la réparation du vélo était prise en charge gratuitement dans ma formule. Du coup, dès que j’avais un pépin, je prenais rendez-vous sur leur application et je me rendais en boutique le lendemain ou le jour même parfois. Si certains souhaitent faire livreur Uber Eats en Australie, je vous conseille vivement de prendre un petit vélo électrique. Ça coûte environ 750$ et c’est super pratique pour rouler partout sans trop s’épuiser. De plus, ils sont facilement revendables. 

Étais-tu obligé de faire tes livraisons à vélo ?

Pas forcément, tu peux également livrer en scooter. C’est une solution beaucoup plus rapide qui te permet de faire plus de commandes sur la journée et tourner autour de 2 000$ la semaine. Cependant, il faut que tu passes un permis scooter australien. 

Comment était ta relation avec les clients ? 

La plupart du temps, les clients sont ultra sympas et très polis. D’ailleurs, pour pouvoir gagner des bonus, je leur demandais toujours de me noter sur l’application. 

Est-ce possible de faire livreur Uber Eats partout en Australie ? 

Il faut se renseigner sur l’application. La plupart du temps, c’est possible dans les très grandes villes comme Brisbane, Melbourne ou encore Sydney. Cependant, dans les coins plus reculés de l’Australie, vers Uluru par exemple, ce n’est pas vraiment possible. 

Les avantages et inconvénients en tant que livreur Uber Eats en Australie

Est-ce que tu pourrais me donner les avantages d’être livreur Uber Eats en Australie ? 

Dans les avantages, il y a cet aspect de liberté, car tu peux choisir tes horaires et jours de travail. Il y a également l’aspect financier, parce que, comparé à certains jobs, tu peux facilement atteindre 200$ en 6h comme en 12h.

Puis, il y a aussi une certaine indépendance, tu es ton propre patron et c’est cool de ne pas avoir à répondre à un supérieur. C’est également un bon moyen de se promener, découvrir des endroits et apprendre à connaître sa ville. On a pas vraiment le sentiment de travailler, mais plutôt de se balader tranquillement à vélo.

Enfin, il y a aussi une bonne ambiance entre les livreurs. La plupart des backpackers sont livreurs Uber Eats, du coup on tisse du lien facilement, on faisait des soirées ensemble, on mangeait ensemble, etc. 

Est-ce que tu trouves qu’il y a plus d’hommes livreurs que de femmes livreuses ? 

Effectivement, j’ai croisé plus d’hommes que de femmes. Cependant, j’ai quand même eu l’occasion de croiser quelques livreuses qui ont adoré cette expérience.

Qu’en est-il des inconvénients ? 

L’inconvénient principal est le danger du métier. Il suffit qu’une voiture ne fasse pas attention et cela peut être fatal. Du côté financier, tu ne peux pas être sûr de ce que tu vas gagner parce que ça se fait selon l’affluence des commandes. Ça peut être très frustrant, car tu as toi-même des dépenses à assurer, mais il n’y a pas assez de commandes pour que tu fasses ton argent. Du coup, tu te retrouves à perdre beaucoup de temps en attendant une commande qui souvent ne te ramène que peu d’argent. Personnellement, j’avais jusqu’à 500$ de frais et il me fallait faire ce chiffre minimum pour pouvoir vivre correctement. 

Que retires-tu de ce job de livreur Uber Eats en Australie? 

J’ai adoré mon expérience en tant que livreur Uber Eats, ça a été une des meilleures expériences de ma vie. En plus, le faire à Sydney était vraiment génial. Je vous conseille vivement de tester si vous avez l’occasion !

Merci à Stefano pour ce témoignage sur le métier de livreur Uber Eats en Australie. Il a eu la chance d’avoir une bonne expérience, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Si vous souhaitez plus d’informations sur le job, n’hésitez pas à le contacter sur Instagram

Et si tu veux plus de détails concernant son témoignage, j’ai réalisé un podcast sur ma chaîne YouTube

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